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L'inconscient

Mis à jour : 7 sept. 2020


L'inconscient est cette partie de nous la moins palpable. Il est à la fois qu'une de nos composantes et cet espace dans lequel nous sommes cet inconnu. Il se retrouve dans chacun de nos gestes, de nos pensées et de nos manières d'agir. Ainsi nommé, il nous est déjà décrit comme ce qui ne peut nous  apparaître  perceptible consciemment. Il veille à ordonner, au nom de la nécessité qu'il fait sienne ainsi que des modalités de sa construction et de son évolution. Interagissant avec son environnement, au travers d'une structure définie, il est le support du Ça mais aussi l’hôte d'une part du Moi et du Surmoi. Il s'exprime par le biais de son support biologique, le corps.  Ce terme, introduit il y a désormais près d'un siècle et demi, se trouve être largement acquis au langage commun. Cependant, même si l'inconscient est aujourd'hui d'une compréhension admise par tous, il n'en conserve pas moins l'avantage de sa nébulosité intrinsèque . Vaporeux, il échappe rapidement à l'individu afin de poursuivre son rôle au terme d'une nécessité d'état.  C'est par un travail sur soi qu'il est possible de découvrir, au moins en partie, ce qui se dissimule à notre conscience et nous mettre, dès lors, face à l'étendue de son influence et de sa démesure. Vaste horizon intérieur, il est cette immensité vers laquelle se tourner permet la possible connaissance de soi, sans béatitude protectrice et permettant ainsi le deuil du bien-être passif au profit d'une ataraxie active.  L'inconscient est collectif au sens de Carl Gustav Jung et du Ça. Substantiel et en chacun de nous, il se présente sous forme de symboles et d'archétypes dont les contenus innés, pour la plupart, ne peuvent s'offrir au conscient. Il constitue la mémoire de l'être humain, un héritage transgénérationnel dont l'expression est instinctuelle. Seulement, l'inconscient est aussi individuel parce qu'il abrite les éléments refoulés ou encore d'autres fragments du vécu qui ont simplement été oubliés. En effet, le psychisme utilise le refoulement comme moyen de défense et donc l'inconscient comme remise pour ne pas en laisser l'usufruit à la conscience. C'est donc par ce biais que l'individu parvient à se protéger se dégageant alors du poids des représentations et des affects en conflit avec le Surmoi ou encore la réalité vécue sur le moment. Ce qui se trouve dans ce lieu et auquel chacun d'entre nous ne peut accéder librement, s'exprime notamment à travers les rêves. Nous montrant ainsi son activité sous des formes qui demandent à s'ouvrir à la méthode de l'interprétation des rêves, afin d'en découvrir des éléments de compréhension. ​ Dans sa lecture psychanalytique, l'inconscient se décrit notoirement sous trois aspects distinct et consubstantiel: ​ – Du point de vue dynamique : où le psychisme y réunit l'ensemble de ce qui a été formé par l’Inconscient et ce afin d'élaborer un compromis avec la réalité. Les vécus mémorisés et les pulsions du ça, ainsi synthétisé sont nommés « les formations de l’Inconscient ». Celles-ci s’expriment à l’extérieur sous la forme de symptômes, d'oublis et autres actes manqués, ainsi que toutes pensées, associations, affects, dont la conception échappe au conscient, mais qui fait écho dans les comportements, les habitudes, les émotions ressenties mais aussi dans le fil des pensées. ​ – Du point de vue topique : parce qu'il s’agit de systèmes de fonctionnement dont les forces opposées créent une tension permanente dans une perpétuelle tendance à l'équilibre et au déséquilibre. Une sorte de censure, appelé le refoulement sépare l’Inconscient du Conscient. De nombreuses représentations y ont été et y sont refoulées, contraintes par le Moi et le Surmoi Au cœur même de l'ambivalence du système, les affectent tendent inexorablement à se libérer de ce refoulement. « Le refoulement agit par le retrait d’investissement des représentations tandis que l’affect libéré se transforme en angoisse ».  Il est fondamental de noter que le refoulement est un processus essentiel à notre bon fonctionnement mental. Il est aussi ce que l’on appelle  un « mécanisme de défense », c’est-à-dire une stratégie mise en place par notre psychisme pour se protéger (traumatismes,...) ​ – Du point de vue économique : « Il rend compte des investissements, des rapports de force et du travail de transformation. Le refoulement des représentations inconscientes est maintenu par les contre-investissements. Selon l’avantage pris par le pulsionnel ou par les défenses, on distingue les formations substitutives (la phobie), les formations de compromis (la conversion hystérique), et les formations réactionnelles dont, par exemple, les traits de caractère. »

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